Le terme du délai pour la législature présente est septembre, octobre 2012. Mais le retard dans la mise en œuvre des réformes portaient à un pessimisme sur le respect de l’échéance constitutionnelle.
Selon un communiqué sanctionnant le conseil des ministres du mercredi 11 avril 2012, le ministre Pascal Bodjona de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales a fait une communication sur l’organisation des élections législatives et locales de 2012. La période d’octobre 2012 est même avancée pour la tenue des ces élections couplées. Mais le hic, c’est que les réformes attendues pour la tenue d’élections transparentes, crédibles et consensuelles, ne sont toujours pas mises en œuvre, y compris malgré les insistances de l’Union Européenne (U.E).
Mais selon le communiqué du conseil des ministres, la communication du ministre «vise à attirer l’attention sur les tâches critiques du processus d’organisation des élections de 2012 afin d’éviter toute impréparation ou précipitation», avant d’ajouter, parmi ces tâches techniques préalables à l’organisation de bonnes élections sont «la mise à jour du fichier électoral selon des modalités à définir par la CENI avec le concours et l’expertise technique des partenaires du Togo avec une ouverture totale à tous les acteurs politiques».
Le même communiqué annonce l’examen par le conseil des ministres d’un projet de loi rédigé sur la base des différentes recommandations des missions d’observation électorale de l’UE, des élections législatives de 2007 et de l’élection présidentielle de 2010, ainsi que les dispositions de l’Accord Politique Global (APG). Ce projet de loi vise selon la même source, à «renforcer les processus électoraux, à consolider les bonnes pratiques en matière de gouvernance et à ancrer pleinement le Togo dans la modernité politique».
«L’examen de ces deux textes n’empêche pas la poursuite des concertations politiques et des discussions avec tous les acteurs pour un consensus toujours plus large», précise en outre le gouvernement. Du côté de l’opposition, on proteste contre une volonté du pouvoir d’opérer des «réformettes» unilatérales en vue de préserver les faiblesses du dispositif électoral qui favorisent les fraudes. Visiblement, le Togo est une fois encore parti pour la tenue d’élections contestables et peut-être des contestations réprimées dans la violence comme c’est souvent le cas.