Union pour la République (UNIR), le nouveau parti de Faure Gnassingbé serait-il déjà le parti de la haine, la division, la désunion et l'anarchie? En tout cas, sa création sème déjà la confusion dans les esprits, surtout en ce qui concerne les prétendus partis et organisations qui se sont mis ensemble pour constituer la nouvelle entité politique.
Comme son ancêtre RPT, UNIR part sur la base du faux, de l'intox et de la désinformation. Ils ont présenté Georges Aïdam, le vice-président comme une personnalité venant du CAR. Dans l’entendement général, il serait venu avec le CAR. Mais en réalité, Georges Aïdam, ancien puissant militant du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), a tourné casaque depuis 2008, dès le refus de Me Yaovi Agboyibo de participer au gouvernement d'ouverture après les législatives d'octobre 2007.
Georges Aïdam qui s’est approché de Faure Gnassingbé, a été exclu du bureau directeur du CAR dès 2008 au Congrès du parti. Mis en quarantaine, Georges Aîdam, qui a été Directeur du cabinet d'Agboyibo alors que sa femme était ministre, a commencé en effet une collaboration avec Faure Gnassingbé. Il a notamment été Directeur du Quartier général du candidat Faure Gnassingbé en 2010 à
Cacaveli.
Joint au téléphone ce matin, Jean Kissi, le secrétaire général du CAR, était surpris par la nouvelle du site gouvernemental qui présente Geoges Aïdam comme vice-président du CAR. "Depuis 2008, Georges Aïdam ne fait plus partie du CAR. Il joue d'ailleurs contre nous dans l'Ogou où il est parti avec nombre de militants", a-t-il déclaré à MO5-togo.
Au sein de l'opinion, certains confondent aisément Georges Aïdam avec son neveu, Cornelius Aïdam, vice-président de la CPP d’Edem Kodjo, plus connu que son oncle transfuge.
Un militant de l’ex-parti RPT s’interroge: «S’il est vrai que plusieurs partis politiques de poids de l’opposition sont avec nous dans le nouveau parti, pourquoi ils n’étaient citées ni à Blitta ni à Atakpamé?».Il ajoute: «Nous voulons une vraie union, et non la désunion et la zizanie».
Une radio de la capitale a commis l'impair ce matin d'annoncer que la CPP fait également partie de l'UNIR. Ce qui est très faux, du moins pour l’instant. En réalité, l'UNIR n'est pas un rassemblement et une fusion de partis politiques. Il s'agit juste d'un débauchage de personnalités de partis politiques ou de la société civile.