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Indignation et exigences au parti de Me Apévon

(Koaci.com,   Lomé, Togo, 18 avril 2012)


Objet de vives critiques au sein des populations pour sa position ambigüe vis-à-vis du Collectif «Sauvons le Togo», le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) vient de trouver le moyen de vitupérer contre le pouvoir.

Le parti de Me Dodzi Apévon se dit «choqué» par la contradiction dans le communiqué sanctionnant le conseil des ministres du 16 avril 2012. Le gouvernement y mentionnait avoir examiné en première lecture un projet de loi portant modification du code électoral, tout en indiquant qu’il «ne remet pas en cause la concertation politique et les discussions avec tous les acteurs pour un consensus toujours plus large». Un dialogue initié par le pouvoir avec les formations politiques représentées à l’Assemblée nationale, a été bloqué peu après son ouverture sur le choix du sujet à discuter en priorité.

Sur la question des réformes à opérer en vue de garantir des élections transparentes, le CAR affirme qu’il «n’apportera jamais sa caution à une consultation électorale organisée dans des conditions non conformes aux standards internationaux. Des observateurs soupçonnent le parti de rechercher un deal avec le parti au pouvoir, au détriment du caractère équitable des prochaines échéances électorales.

Toujours fortement influencé par son ancien président Me Yawovi Agboyibo, le CAR fustige par ailleurs le choix du gouvernement d’organiser les élections législatives et communales couplées sans les élections préfectorales. Il trouve «scandaleux» que par ce refus de tenir les élections préfectorales, le régime continu depuis plus de 30 ans à laisser à ses «valets locaux», le choix de nommer les conseillers spéciaux par décret et piller les ressources publiques des préfectures et ainsi entraver leur développement.

Estimant que ces pratiques anachroniques doivent prendre fin, le CAR appelle le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires pour que les élections préfectorales aient lieu en même temps que les élections législatives et les communales. Bien qu’étant en mauvaise posture au sein de l’opinion, le parti de Me Apévon qui boude la dynamique unitaire engagée à travers la mise en place du collectif «Sauvons le Togo», «invite les populations à se mobiliser pour des actions d’envergure au cas où le gouvernement viendrait à s’entêter dans son refus de coupler les préfectorales avec les législatives».