(CDPA-BT, Lomé, Togo, 2 novembre 2011)
Le «CPDC rénové a tenu sa 5ème séance le 27 octobre 2011. Les deux types de régime examinés sont le régime présidentiel et le régime semi-présidentiel. Par sa nature, le «CPDC rénové», pose autant de problèmes que le «CPDC» originel. On reviendra sur ces problèmes. En attendant…
Le «CPDC rénové» a tenu sa 5ème séance ce 27 octobre 2011. Le thème débattu est toujours le même, à savoir «le type de régime politique adaptable pour le Togo».
À l'issue de la précédente rencontre, le rapporteur a laissé entendre avec optimisme qu’un consensus pourrait se faire à la réunion suivante. Aussi, les Togolais s'attendaient-ils à connaître, à l’issue de cette séance du 27 octobre, le type de régime politique que les membres du «CPDC rénové» ont jugé bon pour le pays.
L’annonce s’est révélée une fausse sortie de M. Pascal Bodjona, ministre de l'Intérieur et porte-parole du gouvernement au «CPDC rénové». À moins que ce ne soit qu’un simple souhait du porte-parole du gouvernement.
On a donc continué au cours de cette 5ème séance à chercher le type de régime politique qui conviendrait pour le Togo. La seule nouveauté annoncée est que l’on a planché au cours de la séance sur le régime présidentiel et le régime semi-présidentiel, et ceci sous l'éclairage de deux éminentissimes constitutionnalistes, M. Adjavon Zeus et M. Fambaré Natchaba, invités tous les deux à cette occasion par le «CPDC rénové» pour, a précisé le rapporteur, «éclairer» les membres du cadre.
On sait qui est Natacha Fambaré. Quant à Zeus Adjavon, sa transhumance politique l'a conduit sur les vertes prairies de la «société civile», où il a fini par monter sa propre organisation non-gouvernementale sur le terrain fertile de la défense des droits de l'homme. Devenu avocat depuis peu, il défend tout ce qui est, ou paraît opposé au pouvoir de Faure Gnassingbe.
Il est peut-être intéressant de rappeler que le Haut Conseil de la République (H.C.R), mis en place au lendemain de la Conférence nationale, a mené cette réflexion lors de l'élaboration de la Constitution du 26 septembre 1992. Cette constitution sera violée pour la première fois par le premier dialogue «inter-togolais», dialogue au sujet duquel certains des partis d'opposition participants diront à l'époque qu'ils ont «négocié le couteau sur la gorge!».
La Constitution de 1992 sera ensuite arbitrairement modifiée en 2002 par le régime pour permettre à Eyadema de se présenter aux élections présidentielles autant de fois qu’il le veut, et de prendre des dispositions pour transférer le pouvoir à sa descendance le 5 février 2005, amorçant ainsi le processus de transformation du régime politique en une sorte de monarchie constitutionnelle.
Il existe dans le monde divers types de régimes politiques dont les deux les plus caractéristiques sont le régime présidentiel et le régime parlementaire, avec des variances propres à chacun des deux. La 5ème séance du «CPDC rénové» dit avoir «planché» sur le régime présidentiel et le régime semi-présidentiel. Peut-on voir là un choix entre le régime présidentiel et sa variance, le semi-présidentiel.
Peut-être le saurons-nous à l’issue de la 6ème séance. Et on espère qu’en ce moment, le «CPDC rénové» apportera des arguments clairs, pour justifier son choix et permettre ainsi au pays de savoir à quelle sauce il sera mangé.
Dans tous les cas, la «CPDC rénové», tout comme la CPDC originel, soulève des problèmes sur lesquels il importe de revenir.
Fait à Lomé, le 2 novembre 2011.
Pour la CDPA-BT,
Son Premier Secrétaire
E. Gu-Konu
Convention Démocratique des Peuples Africains - Branche Togolaise (CDPA-BT)
Site internet: http://www.cdpa-bt.net
Courriel: cdpa-bt.cdpa-bt@orange.fr
BP 13963; Tél./Fax: 250 86 88/ 225 38 46; 320 30 93; Fax: 225 38 46; Lomé - Togo
L'oppression se nourrit du silence... et de l'inaction